Histoire et patrimoine

L’histoire d’Allogny

Des origines extrêmement anciennes, liées sans doute à  l’exploitation du minerai de fer dans la forêt.

Cette forêt qui fournissait aussi le « charbon de bois » nécessaire et où on trouve  encore les traces de meules de charbonniers et des scories de minerai : les laitiers. On a trouvé aussi sur le territoire de la commune des pièces de monnaie  romaines à l’effigie de plusieurs empereurs, Néron, Hadrien… car notre région était  très active à l’époque gallo-romaine.

L’existence de l’église et de la paroisse d’Allogny est mentionnée pour la  première fois dans une charte de l’empereur Charles le Chauve de 855, par laquelle il  prend sous sa protection le monastère de Saint-Sulpice de Bourges et dont il énumère  toutes les possessions.

Allogny dans une bulle du pape Alexandre III

Allogny eut même l’honneur de figurer dans une bulle du pape Alexandre III confirmant, en 1163, les possessions de l’abbaye de Saint-Sulpice dont « ecclesiam  de Aloniaco »

L’église dont il est question n’est pas celle que nous connaissons, il semble  qu’elle était située dans le bas du bourg où se dressait récemment encore le presbytère et la poste. Comme c’était la tradition, le cimetière se trouvait autour de l’église.

Pour des raisons inconnues, l’église est reconstruite à l’emplacement actuel au  tout début du XIIIème , mentionnée dans un acte de 1212 conservé aux Archives du  Cher, qui parle de la « capellam novam de Aloniaco », la chapelle neuve d’Allogny.

Fin au patronnage de l’abbaye de Saint-Sulpice avec la Révolution de 1789

Les biens furent vendus comme « biens nationaux » Les bâtiments et les parcelles de  terres cultivées et de bois furent achetées par des habitants d’Allogny et de Vouzeron.

Le découpage administratif de 1790 qui crée les départements et les cantons  place Allogny dans le canton de Mehun-sur-Yèvre. En 1801, il est rattaché à celui de  Mennetou-Salon et en 1817, au canton de Saint-Martin.

La fontaine Saint-Sulpice

En plus de son église, Allogny possède une fontaine aux vertus spécifiques : la fontaine Saint-Sulpice. Elle est mentionnée dans un acte de 1287 et c’était un lieu  de procession et de pélerinage car ses eaux avaient la réputation de guérir certaines  maladies, en particulier les maux de tête.

Le XIXème siècle, une période de croissance

Le XIXème siècle fut pour Allogny, comme pour toutes les campagnes  françaises, une période de croissance qui vit le développement de l’agriculture, des  moyens de communication et de la population.

Le second empire

Sous le Second Empire, la Sologne fut l’objet de la sollicitude de Napoléon III et  Allogny en bénéficia. En 1857, le cimetière fut transporté à l’emplacement actuel, ce  qui permit d’aménéger la place, complétée en 1868 par l’inauguration de la mairie et  de l’école.

Cette période s’acheva de façon tragique par la guerre de 1870 contre la Prusse  qui entraîna la chute de l’Empire, la proclamation de la République le 4 septembre  1870 et l’invasion du pays. L’armée de la Loire dut se replier vers Bourges et des  unités cantonnèrent à Allogny poursuivies par des cavaliers prussiens. En 1939, des  anciens du village se souvenaient d’avoir vu, sur la place de l’église, des uhlans armés d’une lance.

La 1ère guerre mondiale

Comme toutes les communes de France, Allogny fut cruellement éprouvée par  la guerre de 1914-1918 au cours de laquelle 54 de ses enfants disparurent. Allogny,  qui avait dépassé les 1000 habitants dans les années 1880 n’en comptait plus que 577 en 1933.

Remerciements à Mme Marie-France Chollet pour la rédaction de ce texte